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Santé des glandes surrénales (publié dans le magazine Vitalité Québec)

Avez-vous déjà entendu parler des glandes surrénales ? Quels sont leurs rôles et leurs importances exactement?

La médecine actuelle accorde très peu d'attention aux glandes surrénales. Pourtant, elles jouent un rôle très important dans la sécrétion et la régulation des hormones sexuelles, des hormones de stress : deux rôles très sollicités de nos jours. Ses régulations guident l'organisme tant face au stress qu’à la sécrétion hormonale.

Nous avons deux glandes surrénales positionnées sur le dessus des reins, d’où le nom « sur-rénales ». Elles sont formées de deux parties : la « medulla » ou « partie médullaire » et le «cortex ».La partie « medulla » est la partie interne des glandes surrénales. Celle-ci libère principalement de l’adrénaline après une stimulation, un stress, émotif ou physique. On peut penser à l’action de lutte ou de fuite des chasseurs. En libérant de l’adrénaline et de la noradrénaline, il y a alors une augmentation du taux de sucre dans le sang, une accélération de la respiration, une augmentation du débit cardiaque et une activation de la circulation du sang au cerveau, aux poumons, aux reins et aux muscles. En soit la « médulla » nous aide à faire face au stress.

Quant à la partie « cortex » des surrénales, celle-ci est la partie externe des surrénales. Le cortex produit les glucocorticoïdes, les « minéralocorticoïdes et les androgènes.

Les glucocorticoïdes produisent naturellement l’hydrocortisone (communément appelé cortisol) et la cortisone. Ils régulent en partie la conversion des graisses, des protéines et des glucides en énergie. Ils aident également à réguler la pression sanguine, la réponse immunitaire, la douleur et les réactions inflammatoires.

Les minéralocorticoïdes principalement l’aldostérone dont l’action principale  se situe au niveau des reins, régule de façon cruciale la réabsorption de sodium. L'aldostérone agît également sur les cellules endothéliales des vaisseaux sanguins (régulant partiellement la pression sanguine), sur le cœur et au niveau du système nerveux central (régulation de l'appétit sodé), ainsi que sur les glandes sudoripares en réabsorbant le besoin en sodium.

Les androgènes aussi appelés « hormones sexuelles » sont fabriqués par les surrénales en petite quantité avec l’aide du cholestérol. D’où l’importance de consommer des acides gras essentiels de qualité et ce, quotidiennement. Les hormones « stéroïdiennes » sont principalement: les estrogènes, le DHEA et la testostérone.

Cortisol

Une élévation chronique du taux de cortisol (hormone du stress) se produit souvent avant l’épuisement des surrénales.

Le cortisol interfère avec de nombreuses fonctions de notre corps, y compris la fonction immunitaire, la digestion, le sommeil et même la capacité de produire d'autres hormones essentielles telles que l'œstrogène, la progestérone, la testostérone et les hormones thyroïdiennes. Le cortisol suit un cycle ayant des taux plus élevés le matin et plus bas le soir. Cependant, parfois il peut y avoir inversion dans la sécrétion du cortisol, soit le plus haut niveau sécrété le soir et vice-versa.

Signes d’excès de cortisol :

•Gain de poids à la taille

•Glycémie élevée et pression élevée

•Peau amincit ou asséché

•Perte de masse musculaire

L’implication de la fatigue des surrénales et de l’excès de cortisol affaiblissent le système immunitaire et peuvent entrainer une sensibilité accrue aux maladies.

Lorsque les glandes ont subi un stress prolongé et qu’il y a une diminution du taux de cortisol, le système immunitaire devient hyperactif. Comme le décrit Dr. Thomas Guilliams, immunologue, cela peut entraîner une amplification des mécanismes inflammatoires et une sensibilité accrue de développer des pathologies auto-immunes, y compris, douleurs chroniques, syndrome de fatigue chronique, obésité, troubles de l’humeur, fibromyalgie, trouble de régulation de la glycémie. 

Épuisement des glandes surrénales ?

Les problèmes liés au dysfonctionnement des surrénales n’est pas reconnu en médecine. Pourtant, combien de personnes éprouvent des problèmes glandulaires notamment de la glande thyroïde, du pancréas, etc…Pourquoi le cas serait différent pour les glandes surrénales ?

Les symptômes de l’épuisement des surrénales peuvent se manifester de bien des façons. Pour certains, c’est un état de fatigue constant, un burn-out, une dépression ou une incapacité à faire face au moindre stress. D’autres, auront des douleurs au bas du dos, un besoin excessif de sommeil, des rages de sucres ou d’aliments salés. Les signes et symptômes sont un bon indice. Certains tests peuvent aussi être effectués.

Les symptômes d’un épuisement des surrénales peuvent également être confondus avec ceux de la thyroïde (souvent sub-clinique) ou de l’hypoglycémie, d’où l’importance de consulter un naturopathe agréée pour mettre en perspective la condition.

Signes d’épuisement des surrénales pouvant varier d’intensité, les plus courants sont :

•Difficulté à sortir du lit le matin, souvent accompagnée de difficulté d’endormissement le soir

•Diminution de la tolérance au froid

•Fatigue constante durant la journée

•Pression sanguine basse

•Rage d’aliments sucrés et/ou d’aliments salés

•Faiblesse musculaire, faible endurance physique

•Épuisement ou grande fatigue après un exercice physique

•Hypoglycémie

•Aggravation ou sensibilités accrues aux allergènes et/ou asthme

•Aggravation des symptômes hormonaux : irritabilité, sueurs nocturnes, bouffées de chaleur

Causes :

L'épuisement des glandes surrénales se produit lorsqu’un stress aigu ou un stress prolongé pendant un certain temps fatigue les glandes surrénales.

-Stress aigu : décès d’un proche, divorce, chirurgie etc...

-Stress chronique : travail stressant ou surcharge de travail constante, travail sur les horaires rotatifs, difficultés financières, traumatismes émotionnels, pensées négatives.

-Stress en lien avec le mode de vie : manque de sommeil, exposition prolongée à certains polluants, difficultés relationnelles, mauvaise alimentation (carences)

-Des périodes de stress prolongées, une surcharge de travail de même que des chocs émotifs entraînent un épuisement et/ou une élévation chronique du taux de cortisol (hormone du stress).

De plus, la charge de travail des surrénales augmente pendant la ménopause, car ces dernières sont une des principales sources des hormones sexuelles, y compris l'œstrogène.

Conseils généraux pour favoriser une meilleure santé des surrénales :

-Plusieurs façons de gérer le stress : rire, prendre un bain etc…Une des meilleures façons est sans doute la respiration, un outil puissant pour combattre le stress. Un des techniques qui a fait ses preuves est la « cohérence cardiaque ». Plusieurs applications sont disponibles sur votre cellulaire ou encore en vidéo sur la chaine You tube. La cohérence cardiaque prend 5 minutes par séance et peut être réalisée 2 à 3 fois par jour.

-Les aliments riches en sucres, sucres raffinés (sirop maïs, sucre blanc…) et édulcorants doivent être évités autant que possible.

-L’ajout de quelques pincées de sel de mer gris ou d’Himalaya lorsque la pression a tendance à être basse est souvent bénéfique

-Limiter la consommation d’aliments contenant de la caféine (café et chocolat). Une ou deux tasses de café maximum par jour. Éviter d’en boire après 15h.

-Il est important de bouger modérément afin d’activer la circulation et favoriser l’oxygénation. Un exercice trop vigoureux peut épuiser les réserves énergétiques. Il faut donc y aller modérément selon notre capacité.

-Apprenez à dire « non » afin de ne pas subir  une surcharge de travail journalière.

-Manger régulièrement des poissons sauvages, des algues, noix et graines, poulet, huiles d’olive et de coco.

-Souriez. Éliminez les émotions négatives comme la colère et la haine.

Outre les conditions d’hygiène, certains suppléments peuvent s’avérer efficaces comme par exemple l’ashwagandha, la rhodiole, le ginseng sibérien, les huiles de poissons, le basilic sacré, la vitamine B5, le zinc, la vitamine C…

Voici ma recette de breuvage tonique préférée:

1 citron biologique

1 tasse ½ d’eau filtrée (ou plus selon votre goût)

1 c. à thé d’huile de coco

1 c. à thé de collagène hydrolysé en poudre

¼ c. à thé de curcuma en poudre

½ c. à thé d’extrait de vanille (sans alcool)

½ c. à thé de cannelle en poudre

 ¼ c. à thé de gingembre en poudre ou ½ c. à thé de gingembre frais râpé

¼ c. à thé muscade en poudre

1,000-2,000 mg de vitamine C en poudre

4-5 cubes de glace (ou plus)

Quelques gouttes de stévia

2-3 pincées de sel d’Himalaya

Peler le citron en gardant un peu de la partie blanche sous la pelure. Passer au mélangeur puis filtrer avec un tamis et conserver le jus. Mettre le jus de citron obtenu avec le reste des ingrédients sauf les cubes de glace dans le mélangeur. Ajouter les cubes de glace et ajouter de l’eau selon votre goût. Recette inspirée à partir de la recette d’Adrienne du site ‘ Whole New Mom’.

Les vertus de cette boisson sont multiples : reminéralisante (riche en potassium, sodium, électrolytes), anti-inflammatoire, tonique et digestive, riche en bioflavonoïdes, en plus de stabiliser l’appétit avec une bonne ration glucides-protéines-acides gras. Peut être prise à tous les jours durant plusieurs semaines. Super après une activité physique ou lors de grande chaleur !

Pour un accompagnement afin d’y voir plus clair, demandez conseil à votre naturopathe agréé.

Au plaisir !

Marie Michèle Breton ND.A.